5 questions sur l’assurance vie : comment se préparer

Sur cette page
- Pourquoi les assureurs posent-ils des questions sur la proposition d’assurance vie ?
- 1. Questions médicales : ce que les assureurs peuvent demander sur vos antécédents médicaux
- 2. Examens médicaux : examens pouvant être demandés par les assureurs
- 3. Questions sur la profession : ce que les assureurs peuvent demander sur votre emploi
- 4. Questions sur le mode de vie : ce que les assureurs pourraient vous demander sur vos loisirs
- 5. Questions financières : ce que les assureurs peuvent demander sur votre revenu
- Se préparer aux questions sur l’assurance vie
La plupart d’entre nous savent que nous avons besoin d’assurance vie, mais nous sommes peu à être réellement prêts à en parler. Si vous vous préparez à remplir une proposition d’assurance, savoir à quel type de questions sur l’assurance vie vous attendre peut rendre le processus beaucoup moins accablant. Considérez le processus moins comme un interrogatoire et plus comme une conversation, qui aide votre assureur à trouver la bonne couverture pour vous protéger.
Messages clés
-
L’assurance vie peut varier au chapitre de la complexité, de la durée et du montant d’assurance. Pour cette raison, les assureurs posent une série de questions afin d’évaluer le risque et de s’assurer que vous obtenez la protection qui convient à vos besoins.
-
On pourrait vous poser des questions sur votre état de santé et vos antécédents familiaux, notamment les maladies chroniques, les interventions chirurgicales subies, les médicaments et les problèmes de santé mentale.
-
Les assureurs peuvent vous poser des questions sur votre usage du tabac et vos habitudes de consommation d’alcool. Le tabagisme et la consommation d’alcool ont un impact important sur vos primes d’assurance en raison de la forte corrélation entre l’usage du tabac, l’alcool et la maladie.
-
Parmi les autres questions que l’on pourrait vous poser à la souscription d’une assurance vie, notons des questions sur votre carrière, votre historique de conduite, vos activités récréatives et votre situation financière.
-
Il est important de répondre aux questions sur l’assurance vie en toute honnêteté et avec exactitude. Des réponses inexactes ou incomplètes pourraient compromettre vos demandes de règlement futures ou même mener à l’annulation de votre police.
Pourquoi les assureurs posent-ils des questions sur la proposition d’assurance vie ?
Selon le type de couverture dont vous avez besoin, les assureurs poseront des questions précises dans le cadre d’une proposition d’assurance vie. Ce processus est appelé la tarification et c’est la façon dont les assureurs évaluent le risque. Les réponses fournies aident à déterminer non seulement le montant de couverture auquel vous êtes admissible, mais aussi le montant de la prime à payer.
Étant donné que les produits d’assurance vie varient au chapitre de la complexité, de la durée et du montant de couverture, poser une série de questions pour évaluer le risque est une pratique courante chez tous les assureurs canadiens. Des produits plus simples, comme l’assurance vie à acceptation garantie, nécessitent quelques questions, alors que certains produits d’assurance vie permanente exigent plus de renseignements personnels. Cela aide à maintenir des primes d’assurance vie équitables et abordables.
Si certaines questions sur votre état santé, votre mode de vie ou vos antécédents médicaux familiaux peuvent sembler intrusives, il est préférable d’y répondre honnêtement, sinon votre proposition pourrait être refusée ou le produit de votre assurance vie pourrait ne pas être versé. Toute fausse déclaration, intentionnelle ou accidentelle, pourrait être considérée comme une fraude à l’assurance.
N’oubliez pas que vos renseignements personnels seront protégés. Les lois canadiennes sur la protection des renseignements personnels comportent des règles strictes, et votre assureur ne peut utiliser ou divulguer les renseignements personnels qu’aux fins précisées pour lesquelles ils ont été recueillis.
Voici une ventilation des types de questions que l’on pourrait vous poser dans le cadre d’une proposition d’assurance vie.
1. Questions médicales : ce que les assureurs peuvent demander sur vos antécédents médicaux
Votre état santé et vos antécédents médicaux sont la base du coût de votre prime. Comme votre état de santé général est pris en compte dans la détermination de votre admissibilité, du montant de la couverture et de la prime, on vous posera probablement des questions sur votre état de santé actuel et passé, notamment en ce qui concerne :
-
Affections chroniques : Souffrez-vous ou avez-vous souffert de maladies chroniques comme l’hypertension artérielle, le diabète, le cancer ou une maladie du cœur ?
-
Antécédents médicaux : Renseignements sur les interventions chirurgicales subies, les traitements et les hospitalisations antérieurs.
-
Soins actuels : Êtes-vous actuellement suivi par un médecin ou suivez-vous un traitement ?
-
Médicaments : Une liste des médicaments sur ordonnance actuels et passés.
-
Santé mentale : Avez-vous été traité pour des troubles de santé mentale, tels que l’anxiété ou la dépression ? (Cette question est courante et la réponse n’est pas nécessairement un motif d’exclusion.)
On pourrait aussi vous poser des questions sur les antécédents médicaux des membres de votre famille immédiate, comme les antécédents de maladie du cœur, de cancer ou d’apparition précoce de diabète, car ils peuvent indiquer une prédisposition à certaines affections.
De nombreux Canadiens présument que leur état de santé préexistant (un problème de santé présent avant de souscrire l’assurance vie) les rend inadmissibles à l’assurance, mais ce n’est pas nécessairement le cas.
2. Examens médicaux : examens pouvant être demandés par les assureurs
Outre des questions médicales, votre assureur pourrait demander un examen médical et des analyses en laboratoire dans le cadre du processus de tarification.
Bien que cela puisse sembler éprouvant pour certains, l’objectif est d’obtenir un portrait exact de votre état de santé afin qu’un assureur puisse évaluer le risque et établir un coût juste de l’assurance vie.
Voici quelques-unes des mesures et des examens auxquels vous pouvez vous attendre :
-
Mesures : Taille, poids, fréquence cardiaque et tension artérielle.
-
Échantillons : Peuvent comprendre des échantillons de sang et d’urine pour évaluer le fonctionnement des reins et du foie, la cholestérolémie ou la présence de nicotine, de drogues et d’autres médicaments.
-
Tests de diagnostic : Comme un électrocardiogramme (ECG), une radiographie, une épreuve d’effort ou un test cognitif (en général pour les montants d’assurance plus élevés).
Si vous n’avez pas besoin d’examens médicaux plus approfondis, une infirmière se rendra en général chez vous pour prendre vos mesures et prélever vos échantillons.
Si vous vous inquiétez de savoir comment les affections préexistantes peuvent influer sur votre admissibilité, il existe des options d’assurance vie sans questions médicales, comme l’assurance vie à acceptation garantie. Ce type d’assurance ne nécessite pas de questionnaire médical ni d’examens médicaux, mais la couverture offerte est bien inférieure à celle de l’assurance traditionnelle.
En plus des examens médicaux, certaines compagnies d’assurance pourraient également vérifier votre dossier médical avec votre médecin pour s’assurer que les renseignements fournis sont complets et exacts.
3. Questions sur la profession : ce que les assureurs peuvent demander sur votre emploi
Votre profession est une autre partie de votre profil de risque. Certaines professions, comme les emplois de bureau, ne posent pas de risque supplémentaire. Mais les emplois à haut risque – comme les pompiers, les policiers et les mineurs – peuvent entraîner des primes plus élevées.
Votre assureur peut également tenir compte de vos aménagements du travail : si vous travaillez de la maison, parcourez de grandes distances ou travaillez dans un environnement dangereux, comme sur un toit ou avec des matériaux dangereux.
Les déplacements professionnels peuvent également influer sur le risque, mais les assureurs tiennent généralement compte de la fréquence des déplacements et de la destination. Par exemple, voyager une fois par année en Amérique du Nord comporte moins de risques que de voyager chaque mois à l’étranger.
Si vous travaillez dans un domaine spécialisé et que vous avez des questions, un conseiller autorisé en assurance sera en mesure d’y répondre et de vous aider à explorer vos choix.
4. Questions sur le mode de vie : ce que les assureurs pourraient vous demander sur vos loisirs
Autres que votre état santé et votre profession, ce que vous faites dans vos temps libres pourrait étonnamment avoir des répercussions sur le taux de votre assurance vie. Cela comprend vos passe-temps, vos activités récréatives, votre dossier de conduite et votre consommation d’alcool et de tabac.
Certaines activités récréatives comportent un risque additionnel qui pourrait se traduire par une prime plus élevée, en voici quelques exemples :
-
Sports se pratiquant en hauteur : parachutisme, saut extrême, saut à l’élastique ou escalade de rocher ou sur glace.
-
Automobile : courses d’automobiles ou de motos.
-
Sports nautiques à risque élevé : plongée sous-marine, descente en eaux vives, surf, plongée souterraine, plongée sur épaves.
-
Aviation de loisir : vol, deltaplane, vol en montgolfière, vol en ultraléger.
-
Sports d’hiver : ski ou planche à neige dans l’arrière-pays, héliski, motoneige.
Votre assureur tient également compte de la fréquence. Si vous avez déjà sauté en parachute ou fait de la plongée sous-marine pendant votre lune de miel, cela n’influera probablement pas sur vos primes, mais si vous le faites régulièrement, cela est considéré comme un passe-temps et peut avoir une incidence sur vos taux.
Dossier de conduite
Votre dossier de conduite des cinq à dix dernières années pourrait également être examiné, même s’il semble ne pas avoir de lien avec l’assurance vie. Cela dépend de l’assureur et du type de couverture que vous demandez. Cette liste n’est pas exhaustive, mais si l’une de ces infractions est indiquée dans votre dossier de conduite, votre assureur pourrait vous considérer comme un risque plus élevé, ce qui pourrait avoir une incidence sur vos primes :
-
Ne pas boucler sa ceinture de sécurité
-
Distraction au volant (texto au volant, utilisation inappropriée du cellulaire)
-
Conduite avec facultés affaiblies (sous l’influence de l’alcool ou de drogues)
-
Infractions aux règles de la circulation, comme passage sur un feu rouge, excès de vitesse ou refus de céder le passage
-
Conduite dangereuse
Votre assureur pourrait également évaluer le nombre de points d’inaptitude que vous avez perdus et le nombre d’accidents à votre dossier.
Consommation d’alcool et de tabac
Le tabagisme et la consommation d’alcool ont un impact important sur vos primes d’assurance en raison de la forte corrélation entre l’usage du tabac, l’alcool et la maladie.
L’usage du tabac a une incidence importante sur votre assurance vie. Jusqu’à la moitié des fumeurs mourront de maladies liées au tabagisme, selon la Société canadienne du cancer (SCC).
Les fumeurs, ou les Canadiens qui consomment de la nicotine, y compris le vapotage, peuvent payer presque deux fois plus de primes que les non-fumeurs. En général, les compagnies d’assurance vie vous considèrent comme un fumeur si vous avez fumé ou fait usage de tout produit du tabac au cours des 12 derniers mois.
Cela inclut :
-
toute forme de tabac, ce qui comprend les cigarettes, les cigares ou les cigarillos (autre qu’un gros cigare par mois), les pipes et le tabac à chiquer ;
-
les cigarettes électroniques, les produits de vapotage, les pipes à eau, les produits à base de nicotine ;
-
les produits de désaccoutumance au tabac, comme les gommes à mâcher ou les timbres à la nicotine ;
-
les feuilles ou noix de bétel plus d’une fois par mois.
En savoir plus : Assurance vie pour fumeurs
Depuis que le cannabis a été légalisé au Canada en 2018, les assureurs vie se sont penchés sur la meilleure façon de tarifer les polices pour les consommateurs de cannabis. Si vous fumez ou vapotez du cannabis, vous êtes plus susceptible d’être considéré comme un fumeur. Par contre, si vous consommez des produits alimentaires ou des boissons à base d’huiles, vous avez moins de chance d’être considéré comme un fumeur.
Les Directives de consommation d’alcool à faible risque du Canada du gouvernement du Canada recommandent une limite de deux verres par jour pour les femmes, et de trois verres par jour pour les hommes. Selon la SCC, la consommation d’alcool augmente votre risque de développer divers cancers, notamment les cancers de la bouche, du cou, de l’œsophage, du sein, colorectal, du foie, de l’estomac et du pancréas.
Étant donné que la consommation d’alcool peut poser plus de risques pour la santé, votre assureur pourrait vous demander le nombre et le type (bière, vin, spiritueux) de boisson que vous consommez chaque semaine. On pourrait également vous demander si vous avez déjà été traité pour la dépendance à l’alcool ou si votre dossier de conduite contient des infractions pour conduite avec facultés affaiblies.
Comme toutes les autres questions portant sur l’assurance vie, il est important que vous répondiez honnêtement. La consommation d’alcool et de nicotine peut être détectée grâce à des examens médicaux. Votre assureur peut également vérifier vos réponses par l’intermédiaire du MIB (Bureau des renseignements médicaux), qui tient à jour une base de données codée des propositions d’assurance vie antérieures pour prévenir la fraude en signalant les renseignements incohérents.
5. Questions financières : ce que les assureurs peuvent demander sur votre revenu
Certaines propositions, notamment pour des montants d’assurance plus élevés, peuvent vous obliger à fournir des renseignements sur votre revenu et votre situation financière, notamment vos dettes et vos actifs. Cela aide votre assureur à déterminer le montant de couverture approprié en fonction de votre intérêt assurable.
Il se peut que l’on vous pose des questions sur vos polices d’assurance vie en vigueur. Même si les Canadiens peuvent détenir plusieurs polices, votre conseiller peut vous aider à éviter la surassurance, c’est-à-dire payer pour une couverture supérieure à celle que justifient vos besoins et votre situation financière. Ultimement, ces questions veillent à ce que vous obteniez la bonne protection pour les besoins de votre famille.
Pour en savoir plus : Pouvez-vous avoir plus d’une police d’assurance vie ?
Se préparer aux questions sur l’assurance vie
Répondre à ces questions personnelles peut sembler intimidant, mais gardez à l’esprit ces simples directives pour vous aider à aborder le processus en toute confiance.
-
Soyez honnête et rigoureux : des réponses inexactes ou incomplètes pourraient compromettre vos demandes de règlement futures ou même mener à l’annulation de votre police.
-
Recueillez les renseignements à l’avance : notez le nom et la posologie de vos médicaments, les coordonnées de vos professionnels de la santé et vos antécédents médicaux familiaux connus.
-
Admettez que vous ne savez pas : vous pouvez dire que vous n’êtes pas sûr et demander l’aide d’un conseiller en assurance pour clarifier les réponses.
-
Fournissez des renseignements en toute confiance : vos renseignements personnels sont protégés en vertu de la loi canadienne, et ils ne servent qu’à la tarification.
-
Reconnaissez que l’honnêteté est dans votre intérêt supérieur : une proposition contenant des renseignements exacts permet de veiller à ce que votre couverture réponde parfaitement à vos besoins réels.
-
Obtenez les conseils d’un professionnel : un conseiller autorisé en assurance vie peut vous guider tout au long du processus pour trouver la couverture qui convient à votre famille et respecte votre budget.
Enfin, en fournissant des renseignements exacts lorsque vous présentez une proposition d’assurance vie, vous veillez à ce que votre police soit valide et adaptée à votre sécurité financière et à celle de votre famille.
Assurance vie RBC
Protégez vos proches avec une assurance vie digne de confiance.
Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses entités ne font pas la promotion, ni explicitement ni implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.
Les produits d’assurance responsabilité, habitation, auto, loisir et mode de vie (exception faite de l’assurance pour voitures de collection) sont distribués par l’Agence d’assurances RBC ltée et établis par Aviva, Compagnie d’Assurance Générale. Au Québec, l’Agence d’assurance RBC ltée est enregistrée comme agence d’assurances de dommages. En raison des régimes publics d’assurance automobile en place au Manitoba, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique, RBC Assurances n’offre pas d’assurance automobile dans ces provinces. Toutes les personnes qui utilisent les plateformes en ligne ou qui téléphonent ne pourront pas nécessairement obtenir une soumission ou souscrire une police d’assurance. La couverture peut varier selon la province. Certaines conditions, limitations et exclusions peuvent s’appliquer. Pour connaître les modalités de l’assurance, communiquez avec votre spécialiste en assurance, Évaluation du risque à RBC, et consultez le libellé de la police d’assurance.
L’assurance pour voitures de collection est offerte par Hagerty Canada, LLC et établie par Elite Insurance Company, une filiale d’Aviva Canada Inc. Certaines protections ne sont pas disponibles dans toutes les provinces. Hagerty est une marque déposée de Hagerty Group, LLC.
MC Marque(s) de commerce de Banque Royale du Canada, utilisée(s) sous licence.